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Que peuvent apprendre les expert comptables connectés de l’industrie d’automobile

Domien ClaeysAuthor: Domien Claeys

La profession du comptable est dans le top 5 des professions qui disparaîtront. Selon les recherches sur la substituabilité des emplois en Belgique, l'auditeur a 95,67% de chances que son travail disparaît. Et la raison? L’automatisation.

 

Dans le cadre de cet article de blog nous avons parlé avec Domien Claeys, Business Analyst Lead au cabinet des auditeurs et cabinets d’audit Vandelanotte.

 

Domien n’est pas quelqu’un qui désespère. Il a une vision pratique comment préserver le droit d’existence des sociétés fiduciaire dans un monde qui se digitalise et automatise de plus en plus.

 

L’automatisation: un scénario de catastrophe ou une réalité?

“Peut-être qu’un jour les robots nous remplacerons”,

Domien Claeys commence. “Le travail de la comptabilité disparaît petit à petit. Jusqu’ici lentement. Dans l’avenir proche rapidement jusqu’à très rapidement.”

 

En comparaison avec d’autres branches le secteur de comptabilité a une grande chance qu’un partie des tâches disparaîtra à cause de la digitalisation et de l’automatisation. Les études de ING Belgique le montrent.

 

Le service d’études a étudié, selon la méthode de Oxford, la substituabilité de 426 professions en Belgique. Chaque profession a été évalué sur 3 critères qui forment un obstacle pour l’automatisation:

  • la créativité
  • l’intelligence sociale
  • les tâches non-routinières

Et le résultat? La profession d’expert comptable est dans le top 5 de professions avec le plus grand risque d’automatisation. La profession a notamment moins de critères qui forment un obstacle pour l’automatisation, comme par exemple la créativité et les tâches non-routinières.

 

‘Le risque de robotisation’... ‘automatisation’... des termes qui semblent évoquer un scénario de catastrophe pour un expert comptable, et donne place à une vision de futur pessimiste.

 

Mais pas pour Domien. Si cela dépendait que de lui, ce serait certainement possible de prévenir que la profession d’expert comptable disparaisse dans le futur. Mais ça demande assez beaucoup de travail. L’approche de Domien? La capacité d’adaptation et la bonne préparation sont essentielles.

 

Comment faire une transformation digitale fructueuse?

 

“Digitaliser peut être plaisant mais n’est que fructueuse au moment ou il y a une bonne structure d’organisation simple et normalisé.”

Reposant sur son intérêt pour la numérisation et les nouvelles technologies Domien Claeys estime que d'autres industries peuvent être un exemple pour les cabinets d'expertise comptable et d'audit.

 

ll remarque que, dans l'ensemble, il y a trois aspects auxquelles les cabinets comptables devraient prêter de l’attention si elles veulent réussir à faire le changement numérique.

 

1. Standardiser votre organisation

 

“La première étape qu’un cabinet de comptable doit franchir avant de pouvoir faire la transition numérique est de travailler d’une façon standardisée.

 

Les normes ont malheureusement souvent une connotation négative dans le secteur de la comptabilité. Habituellement, il est dit dans le même souffle que chaque client est unique ... Je vois cependant un accord avec l'industrie automobile. Une marque de voiture est un exploit difficile. Assembler 100 exemplaires chaque jour, qui répondent aux mêmes normes et qualité, et où le client a un mot à dire sur l’apparence et la compétence de la voiture. Pour cela j'ai beaucoup de respect!

 

Le secteur de automobile peut servir comme exemple pour les fiduciaires et les sociétés de comptabilité, s’il s’agit de mettre une bonne base pour la transformation digitale. Selon moi le travail standardisé est le meilleur levier pour digitaliser rapidement et d’une bonne manière.”

 

2. Simplifiez vos procédés

 

De plus, Domien remarque que les procédés doivent être simples.

 

“Au plus d’exceptions enracinées dans le procédé, au plus difficile il est d’intégrer tel procédé digitalement. Mais attention: la simplicité dans les procédés n’est pas facile à obtenir.”

 

3. Normaliser la production

 

À part d’une organisation standardisé et un procédé simplifié, il est aussi nécessaire de standardiser le produit selon l'analyste d’affaires de Vandelanotte. Aussi sur ce point, il puise son inspiration dans la façon de travailler dans l’industrie automobile.

 

“Pourquoi crois-tu que des groupes d’options sont livrés à prix plus bas que des options individuelles? Ou pourquoi dois-tu toujours prendre un groupe d’options tels qu’elles sont? Il n’est pas possible d’ajouter ou d’enlever une option d’un paquet. C’est justement parce que les producteurs savent parfaitement que la gestion d’un procédé simple avec une production standardisé est plus facile.

 

En tant que société fiduciaire vous pouvez également appliquer ce principe de l’industrie automobile sur votre offre de services: la standardisation de paquets, mais avec de la place pour des modifications individuels sur mesure des besoins du client.”

 

Pour faire une transformation digitale qui mène véritablement à une efficacité durable il faut d’abord mettre la base, le commencement est la moitié du tout.

 

Pourquoi la transformation digitale est-elle importante?

 

“Le scanning et l’identification d’aujourd’hui disparaîtra définitivement dans quelques années. Les factures seront envoyées digitalement et reçues automatiquement par le comptable ou l’auditeur. La comptabilité sera réduite à un produit de base. Le client achètera ce produit de base à ceux qui peuvent offrir ce service au meilleur prix.”

 

Quel impact aura la digitalisation sur le rôle de l’expert comptable?

 

“Pour l’expert comptable du futur il sera important de trouver de nouvelles façons pour créer de la valeur.

 

L’expert comptable doit chercher cette nouvelle valeur auprès d’autres services que purement l'exécution de la comptabilité et la complétion des obligations fiscales et autres du client.

 

Il sera aussi plus important pour l’expert comptable de mettre l’accent sur son rôle en tant que conseiller. Les cabinets qui n’arrivent pas à faire cette transition auront de plus en plus difficile. Le rôle de conseiller et personne de confiance ne s’établit pas dans une journée. Il vaut mieux y commencer plus tôt que trop tard.”

 

Pour réussir et rester fructueux en tant que société fiduciaire du futur la capacité d’adaptation devra toujours primer: accompagner les évolutions digitales, ceci au niveau de l’organisation de votre fiduciaire et des procédés, aussitôt qu’au type et contenu de vos services.

 

author credit

 

Domien Claeys, Business Analyst Lead au cabinet des auditeurs et cabinets d’audit Vandelanotte. Par son intérêt pour la digitalisation et les nouvelles technologies il joue un rôle important en tant que chaînon entre comptabilité/audit et le département de l’informatique. De plus Domien fait partie d’une équipe de transformation digitale qui doit prémunir Vandelanotte pour l’avenir.

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